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 Entre femmes, nous sommes sauvages. < PV Severyna >

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MessageSujet: Entre femmes, nous sommes sauvages. < PV Severyna >   Lun 7 Nov - 20:04

Une visite qui promet de l'entrain.

"Non ! Je n'irais pas !"

La cellule était ouverte, un gardien se trouvait dans l'entrebâille. Il possédait un regard perçant et menaçant, il tentait de jouer de cela et de sa puissante carrure pour intimider la prisonnière tapie dans l'ombre. Dans un coin de sa cellule, Leïla se recroquevillait sur elle-même, la tête enfouie dans ses genoux. On aurait su dire si c'était pour se protéger de la lumière ou pour se protéger du gardien. Elle restait là, bien décidée à ne pas bouger. Ses cheveux rouges tombant en bataille sur ses épaules, et ses vêtements sales lui collant la peau.

" Non ! C'est décidément le seule mot que tu as appris en anglais ou quoi ? Allez ! Ca fait deux jours qu'on arrive pas à te sortir de ta cellule ! Cette fois c'est la bonne !"

Leïla répondit par une sorte de grognement, qui en réalité était une insulte en russe ravalée. Et oui, ça faisait bien deux jours que Leïla avait décidé de faire à la fois la grève de la faim, la grève de la douche, et la grève de tout. C'était beaucoup, certes, mais pour une jeune femme comme elle, qui a l'habitude des grèves et des protestations, c'était une sorte de seconde nature. De toute manière, elle savait très bien pourquoi il essayait de la garder un peu en vie, c'était parce qu'il voulait se servir d'elle. Mais il était hors de question qu'elle se laisse faire, elle était bien décidée à les embêter jusqu'au bout.

Le gardien, agacé, s'avança vers elle, dès qu'il voulut la saisir elle le mordit. Cet acte de défense lui valut une bonne gifle, ainsi, la jeune russe se retrouvait fracasser contre le mur. La marque rouge qui s'était dessinée sur sa joue lui brûla la partie droite du visage. Elle lança un regard haineux au gardien, celui-ci ne s'intimida pas pour autant, il la saisit de nouveau, tout en la menaçant avec son arme. Elle n'y put rien, et elle fut traînée jusqu'à la sortie.

"Où m'emmènes-tu ?
_T'as rendez-vous avec la psy.
_La quoi ?
_La psychologue."

Leïla n'avait toujours pas compris. Ah ! Ces américains avec leur accent, ça rendez les mots incompréhensibles, et elle ne s'y faisait pas. A vrai dire, elle ne faisait pas non plus d'effort sur ce point. Le fait d'être arrachée de sa Russie adorée l'avait rendue encore plus Nationaliste. Ce rustre lui écrasait le poignet et enfonçait avec force son arme dans son dos. Elle souffrait le martyre, mais elle le cacha et se serra les dents.

Elle fut poussée dans une pièce sobre, propre, et un peu plus clair que le reste de la prison. Ca n'étonnait pas la jeune russe que les fonctionnaires américains aient de tels bureau. Elle observa la pièce, si bien qu'elle ne prêta pas attention à la dame qui se trouvait dans le fond, ni au départ du rustre gardien. Ce dernier précisa en partant des mots qu'elle ne fit pas l'effort de comprendre. Il lui lia les mains et la poussa sur un fauteuil avant de quitter la pièce. Enfin, son attention se focalisa sur la femme qui se trouvait dans ce bureau. Elle le regarda avec un regard qu'elle faisait de son mieux pour rendre mauvais. Ses yeux verts la fixaient avec intensité, et ses lèvres se déformaient un peu. Le comportement de Leïla était parfois semblable à celui d'un animal.
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MessageSujet: Re: Entre femmes, nous sommes sauvages. < PV Severyna >   Ven 11 Nov - 11:02

La demoiselle venait à peine de se lever, toujours de mauvaise humeur. Il faut dire qu'en même temps, qui serait heureux de se réveiller en ce lieu si sinistre... Alors s'être préparée physiquement et mentalement à sa nouvelle journée, elle se mit à marcher tranquillement dans l'île si dangereuse. Elle connaissait bien les lieux, si on réfléchit bien, elle a fait son apparition en temps que psychologue, bien avant l'arrivé du gardien des enfers, on peut la considérer alors comme une doyenne de l'île. Les jeunes patients n'avaient plus aucuns secrets pour elle, elle savait parfaitement où tel personne se trouvait et ce qu'elle essayait de faire. La jeune femme s'arrêta un moment en ayant entendu du bruit dans les feuillages de l'île. Se baissant doucement pour prendre une petit pierre dans sa main, elle l'a balança, droit sur un arbre où l'on entendant quelqu'un pousser un petit cri de douleur. De là, un enfant en sortit rapidement en faisant tomber une épée en bois et il l'a laissa au sol pour s'enfuir loin d'elle en pleurant. Soupirant doucement, la psychologue continua sa marche jusqu'à son cabinet et y entra pour commencer à préparer ses visites.

Première chose, voir tout les patients qu'elle allait rencontrer en feuilletant un peu ses dossiers qu'on avait posé sur son bureau. Ensuite, lire un peu leurs histoires, la raison pour laquelle ils sont en enfer et quelques petits détails comme des problèmes de santé, des manies et autres. Après cela, faire le vide dans sa tête, être d'un calme plat et surtout, ne rien paraitre sur son visage, mais ça c'était assez facile. Elle entendit du bruit dans les couloirs en fronçant les sourcils et constata que sa première patiente arrivée. La première chose qu'elle constata chez elle, c'était à longue chevelure rouge comme la sienne, mais aussi son caractère de garçon manqué. Soupirant doucement, elle continua de faire le calme en elle, car elle se disait qu'avait une fille comme ça, on devait avoir une grande patiente. Enfin, elle remarqua le regard de la fille se poser sur elle et se retourna pour l'observer de près. Elle était habillée de sa chemise blanche et de sa longue robe rouge. Ne portant plus beaucoup d’intérêt sur elle, elle alla s'asseoir sur son siège de psychologue, un grand fauteuil noir en cuir et prenant ses fiches sur elle, elle laissa ses yeux sans émotion regarder la fille.


- On va faire un truc, tu m'énerves pas et je t'énerve pas d'accord ? Bon je sais qui tu es vu que j'ai ta fiche sous les yeux, mais la coutume idiote veut que tu te présentes devant moi et que tu me dises pourquoi tu es ici. Alors dépêche toi, plus vite on aura terminé, plus vite tu seras débarrassé de moi et moi de toi.
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MessageSujet: Re: Entre femmes, nous sommes sauvages. < PV Severyna >   Jeu 17 Nov - 12:59

Une fougue cachée.

Leïla fixait la dame nommé "psychologue", prononcé à l'américaine ce mot perdait de son sens. Déjà, elle s'exaspéra du calme que montrait son interlocutrice, elle détestait ces personnes trop sereine, peut-être parce que pour elle ce ne sont pas des gens comme ça qui feront la révolution. Par contre, elle possédait une chevelure rouge, comme elle, et ça, ça l'étonna. Celle de la "psychologue"était d'un rouge plus flamboyant que le sien, de part le fait que le temps passé en taule avait terni la teinture de la jeune russe, et que sa couleur brune d'origine commençait à remonter. On reconnaissait ceux qui était libre par leur physique, ils étaient toujours plus propre sur eux.

La réponse de la femme la surprit. Elle s'était imaginée qu'on la sermonnerait ou qu'on l'ennuierait, mais voilà, cette gardienne des céans où on l'avait enfermée semblait aussi humaine qu'elle. L'humain, elle aimait ça. Ce calme cachait la tempête, c'était un point qu'elle apprécié aussi. C'est pour ça qu'un petit sourire apparut au coin de ces lèvres. Elle s'assit sur le fauteuil vide devant elle, sans demander une quelconque autorisation. Face à la femme aux cheveux rouge, le défit de son regard s'intensifia, elle se demandait à quel point la tempête que cachait ce calme était destructrice. Elle était même fort tentée par l'idée de la découvrir.

"C'est bien, au moins nous sommes d'accord sur ce point."

La voix forte et teintée de l'accent russe de Leïla avait raisonné dans la salle. Cette dame à la blouse blanche allait savoir qui elle était, pas de problème sur ce point. Mais elle allait surtout savoir son opinion. La jeune russe était prête à s'exprimer, elle n'avait rien à cacher, bien au contraire, elle avait pleins de choses à revendiquer.

"Leïla Kithaëv. J'aime me considérer comme prisonnière politique et je suis là pour renverser ces gouvernements qui veulent la ruine du monde, et surtout de mon pays. Le coup d'état que j'ai tenté à échouer et je suis ici. Quelle gloire n'est-ce pas ? Enfin, c'est victorieuse que je réintégrerais ma Russie, que vous le vouliez ou non."

Leïla remuait les mains. Elles étaient liées, et ça la gênait, elle qui était habituée à parler avec ces deux membres. Elle fronça les sourcils et poursuivit.

"C'est terminé ? Je peux m'en aller ? A moins que vous ne vouliez m'aider à sortir d'ici, vous ne 'intéressez pas."

Elle mentait. Cette femme "psychologue" l'intéressait vraiment. Elle était sûre qu'elle cachait quelque chose. Ses paroles l'avaient trahie. La jeune russe était persuadée que cette dame possédait, enfoui en elle, la fougue qui lui plaisait temps. Et qui c'est, peut-être que cette fougue l'aidera à s'échapper, peut-être s'entendrait-elle et qu'elle réussira à amener cette femme en Russie faire la révolution avec elle. Car, cette femme cachait son jeu, mais il restait à le découvrir.
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MessageSujet: Re: Entre femmes, nous sommes sauvages. < PV Severyna >   Sam 19 Nov - 11:02

La psychologue regarda attentivement la demoiselle après avoir fait son petit discours. De toute façon elle détestait perdre son temps avec des protocoles qu'elle trouvait totalement inutile à la vie. Mais elle fut surprise en elle, au sourire qui apparu sur la détenue et doucement, elle se mit à sourire à son tour quand elle sue qu'elle était toute à faite d'accord avec elle, cette patiente semblait assez intéressante pour qu'il s'occupe d'elle. Prenant alors stylo et papier, puisqu'elle devait faire un rapport sur la discussion qu'elle va avoir avec elle, elle se mit à écrire en écoutant son ton de voix, sa façon de parler, ses pensées d'un avis personnel, des broutilles comme elle le dirait si bien. Tout ceci ne faisait simplement que cinq lignes, pas plus, quelques mots mis au hasard, un langage court et clair pour noter les points importants et voilà. Elle tourna ses yeux vers elle quand elle lui posa la dernière question comme quoi si elle pouvait s'en aller d'ici, mais la demoiselle ne donna aucune réponse. A la place de cela, elle se leva tranquillement pour s'approcher d'elle, sortant de sa poche une petite clé et s'en servit alors pour enlever ses menottes.

- Alors si j'ai bien compris ton histoire, tu es ici car tu as voulu aider notre monde si misérable ? Je dois bien l'avouer tu es assez forte et tu mérites le respect jeune demoiselle. Dommage que tu as décidée de le faire à notre époque, les humains n'ont plus autant de liberté qu'avant, notre monde n'est que ténèbres et illusions. Le gouvernement fait croire à sa population que tout va bien en leurs bandant les yeux et pour qu'ils ne voient rien, mais toi et moi, nous avons eu le courage de lever ce voile et de regarder la vérité en face. Je suis désolé pour toi, je ne peux rien faire pour te libérer dès maintenant, mais je peux te donner mon aide d'une manière. Vois-tu avec les criminels qui sont sur l'île, je suis responsable de leurs santés psychologique et je détermine, qui est les plus dangereux et qui sont de véritables mauviettes. Toi par exemple, tu fais partis des mauviettes, mais c'est un simple nom rassure toi. Les mauviettes sont pour moi, tout simplement des personnes qui n'ont pas sa place en ce lieu. Donc soit heureuse que je te considère ainsi, car avec de bons rapports, je peux te permettre d'écourter ton voyage en enfer. Si tu veux t'échapper, fais le dans les règles de l'art. Soit tranquille avec moi, je ne te demanderais rien en échange de mon aide, il y a bien longtemps que je n’attends plus rien de personnes. Je cherche juste à présent, à aider ceux qui méritent de vivre et à détruire ceux qui n'auraient jamais du voir le jour.


Retournant s'asseoir alors sur son siège, elle prit un papier pour commencer à lire son point de vue psychologique de Leïla. Jeune femme venant de Russie, un gouvernement complètement idiot, remplie d'incapables dont elle a voulue tout simplement se débarrasser pour rendre son pays meilleur. Mérite parfaitement de voir sa peine raccourci et ressortir plus vite de ce lieu, elle prend trop de places, il faut laisser sa place à quelqu'un qui le mérite vraiment. Finissant son récit, elle passa la feuille à la demoiselle pour le lui donner et qu'elle puisse le lire. De toute façon, elle ne cachait jamais ses opinions devant ses patients.

- Autant que tu voies un peu ce que j'en pense de tout cela, cela ne sert à rien que je te laisse languir... pff... stupide gouvernement, enfermer quelqu'un qui vaut surement cent fois mieux qu'eux, quel idiotie ! C'est plutôt eux qu'on devrait enfermer, je suis persuadé que si on les enfermer tous, cette île ne verrait même plus l'utiliser d'exister ! Jeune fille, tu me plais bien, tu es quelqu'un de bon, j'en suis sûr. Quand tu sortiras, fais ce que ton cœur te dit, il est un bon guide pour les personnes qui savent l'écouter. Il t'a déjà bien aidé, je pense qu'il te mènera sur le bon chemin pour nous libérer.
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